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Sport en entreprise chiffres : impact et ROI

Category: Pour les entreprises

image : sport en entreprise chiffres

Publication: 2025-12-14

Alors que la sédentarité progresse et alourdit les coûts invisibles pour les organisations, les dirigeants doivent désormais s’appuyer sur des données tangibles pour légitimer l’intégration d’activités sportives ou de bien-être au travail. Cet article explore les chiffres du sport en entreprise à travers une lecture économique et sociale. Il démontre comment la pratique sportive en milieu professionnel contribue à améliorer la productivité, réduire l’absentéisme et optimiser le retour sur investissement social. Les données présentées dans cet article s’appuient notamment sur notre dernier baromètre dédié au sport et à l’engagement santé en entreprise, qui analyse les attentes des salariés et les leviers d’impact pour les directions RH.

Chiffres sport en entreprise en France : intérêt, taux de pratique, fréquence et profils de salariés

Qui pratique ? À quelle fréquence ? Et pourquoi ce sujet devient incontournable pour les salariés français ?

Le véritable intérêt des salariés pour l'activité physique

Le fossé entre attentes et réalité est bien réel. Selon le Baromètre 2024 du sport en entreprise Harmonie Mutuelle × A.S.O., 58 % des salariés dont l’entreprise ne propose pas d’offre sportive souhaiteraient qu’elle le fasse.

En parallèle, le Baromètre 2023 du sport d’entreprise rappelle que seules 20 % des entreprises proposent une activité sportive dans le cadre professionnel, et l’édition 2024 indique que seulement 28 % des dirigeants ont déjà mis en place ou envisagent de mettre en place une offre de sport en entreprise.

Autrement dit, les baromètres récents convergent : l’appétit des salariés pour une offre sportive progresse beaucoup plus vite que la mise en place concrète de dispositifs en entreprise, ce qui crée un décalage flagrant à combler pour les employeurs.

Le marché global et ses perspectives

Pour comprendre la dynamique, il faut regarder les ordres de grandeur. Au niveau mondial, plusieurs études de marché estiment que l’industrie du sport pèse autour de 500 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle située entre 5 et 6 % selon les cabinets (The Business Research Company, Cognitive Market Research, AT Kearney). Ce secteur affiche donc une vitalité économique impressionnante, portée par les droits médias, le sponsoring, les équipements sportifs et la sportech.

La France n’est pas en reste : selon BPCE L’Observatoire et l’Observatoire de l’économie du sport, la filière sport représente environ 71 à 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 2,6 % du PIB, plus de 450 000 emplois et environ 128 000 entreprises sur le territoire.

Au sein de cet écosystème, le sport en entreprise constitue un segment en forte croissance, tiré par les attentes en matière de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) et par le développement de la sportech : par exemple, le marché du sport en entreprise en France et en Allemagne est déjà évalué à plus de 2,5 milliards d’euros.

Taux de pratique et fréquence : qui fait quoi et quand ?

Selon le Baromètre 2024 du sport en entreprise Harmonie Mutuelle × A.S.O, si 69 % des salariés déclarent pratiquer régulièrement une activité physique, ce chiffre cache une fracture nette entre deux profils bien distincts.

  • D’un côté, un noyau de salariés très actifs, souvent jeunes, cadres et urbains (les profils les plus susceptibles de profiter des dispositifs proposés).
  • De l’autre, près d’un tiers des salariés (31 %) restent totalement inactifs.

Cette polarisation se confirme à l’échelle nationale, où l’Insee et l’INJEP identifient également une majorité de pratiquants réguliers, mais une minorité totalement inactive. Les télétravailleurs, eux, semblent mieux tirer leur épingle du jeu : 80 % déclarent pratiquer régulièrement, contre 69 % dans l’ensemble des actifs, ce qui souligne l’importance de l’organisation du temps dans la mise en mouvement.

Enfin, les pratiques les plus plébiscitées restent les activités de forme et de gymnastique (dont le fitness), devant la marche et la course à pied, tandis que des pratiques plus douces, comme le yoga, gagnent en popularité.

Le cas particulier du télétravail et de la sédentarité

C’est un paradoxe révélateur : selon le Baromètre 2024 du sport en entreprise (Harmonie Mutuelle × A.S.O.), 80 % des télétravailleurs déclarent pratiquer une activité physique régulière, contre 69 % des salariés en général. Ils apparaissent donc comme les plus sportifs… mais aussi les plus sédentaires. En moyenne, un télétravailleur passe 7 heures par jour en position assise, contre 5 heures pour l’ensemble des salariés. Et 66 % d’entre eux restent assis plus de 7 heures par jour.

Or, les dernières expertises de l’Anses, alertent : une sédentarité prolongée, au-delà de 7 à 8 heures quotidiennes, augmente significativement le risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou encore de certains cancers.

Au-delà des enjeux de santé publique, cette sédentarité prolongée affecte également la performance cognitive :

  • baisse de la concentration,
  • diminution de la créativité,
  • perte de motivation
  • et fatigue accrue impactent directement la productivité des équipes.

Ce comportement sédentaire est désormais considéré comme un enjeu prioritaire de santé publique. L’Anses recommande notamment d’interrompre régulièrement la position assise, avec idéalement 5 minutes de mouvement toutes les 30 minutes, ou à défaut, de ne pas rester assis plus d’une heure d’affilée.

Dans ce contexte, le sport en entreprise ne peut plus se limiter à des séances en fin de journée. Il doit intégrer des solutions souples, adaptées aux réalités du travail hybride :

  • micro-pauses guidées de 5 minutes intégrées entre deux réunions (mobilité, étirements, respiration),
  • contenus digitaux accessibles au poste de travail (vidéos de renforcement musculaire sans matériel, programmes anti-TMS),
  • séances express de 20 à 30 minutes en visioconférence pour les télétravailleurs,
  • ou encore formats hybrides combinant cours collectifs sur site et accès à des infrastructures partenaires à proximité du domicile.

L’objectif n’est plus uniquement de faire plus de sport, mais bien de réduire le temps passé assis, tout au long de la journée de travail. Un défi de santé publique auquel les entreprises peuvent, et doivent, répondre activement.

Chiffres sport en entreprise en France : attentes, motivation et bien-être perçu

Maintenant qu'on a vu qui pratique, penchons-nous sur le "pourquoi". Quels sont les moteurs profonds des salariés et quels bénéfices concrets ressentent-ils quand l'entreprise s'y met ?

Les motivations premières des salariés : au-delà de la forme

Les collaborateurs ne pratiquent pas une activité physique uniquement pour rester en forme. Leur besoin va bien au-delà : ils recherchent avant tout une soupape de décompression, un moyen de préserver leur santé mentale, d’évacuer le stress et de se déconnecter d’un quotidien souvent sous tension.

Le Baromètre 2023 du sport en entreprise (Harmonie Mutuelle × A.S.O.) révèle que 84 % des salariés estiment que le sport renforce la cohésion d’équipe et 80 % qu’il améliore les relations de travail, en réduisant notamment le risque d’isolement. Une tendance confirmée en 2024 côté employeurs : 87 % des dirigeants ayant mis en place une offre sportive reconnaissent son impact sur la cohésion, et 83 % soulignent son rôle dans la lutte contre l’isolement, un enjeu devenu central à l’ère du télétravail.

Enfin, au-delà du sens, c’est la logistique qui conditionne le passage à l’action : proximité, simplicité et gain de temps restent des critères déterminants pour inscrire le sport dans la routine des salariés.

Engagement santé et fidélité : un levier stratégique

Selon notre baromètre, près de deux salariés sur trois (64 %) affirment que l'engagement santé de leur entreprise influence leur fidélité dans la durée. Ce chiffre grimpe à 76 % chez les 18–34 ans et à 71 % dans les entreprises de plus de 250 salariés.

Autrement dit, le leadership « santé-first » devient un marqueur d’attractivité aussi structurant que la rémunération ou la flexibilité du travail.

 

Découvrez notre Baromètre santé au travail 2026

Quels sont les chiffres clés sur la santé, le bien-être et l’engagement des salariés en France en 2026 ?

Baromètre 2026

 

Bien-être et santé mentale : les bénéfices ressentis en chiffres

Les résultats sont clairs : selon le Baromètre 2024 du sport en entreprise réalisé par Harmonie Mutuelle et A.S.O., 91 % des salariés qui pratiquent une activité sportive dans le cadre de leur entreprise déclarent en ressentir les bienfaits sur leur santé mentale.

Sur le plan psychologique, le sport réduit drastiquement le stress perçu et améliore la qualité du sommeil. C'est une arme redoutable pour diminuer les signes d'épuisement professionnel.

Voici ce que cela change concrètement au quotidien :

  • Plus d'énergie ressentie tout au long de la journée.
  • Une confiance en soi nettement reboostée.
  • Un sentiment d'appartenance renforcé à l'entreprise.

Les freins à la pratique : pourquoi certains ne s'y mettent pas ?

Malgré les nombreux bénéfices perçus, des obstacles persistent. Toujours selon le même baromètre, 57 % des non-pratiquants évoquent un manque de temps ou de motivation. À cela s’ajoutent des freins matériels : coût jugé trop élevé, ou absence d’infrastructures adaptées, qui finissent par décourager durablement.

Pourtant, ces blocages ne sont pas une fatalité. L’entreprise a un rôle décisif à jouer pour lever ces barrières. En proposant, par exemple, des pass sportifs flexibles comme ceux de Wellpass, elle permet de contourner les limites budgétaires et logistiques, tout en facilitant l’accès à un réseau diversifié de salles de sport et bien-être, autour de chez soi et de son lieu de travail. Une solution simple et inclusive pour engager aussi ceux qui n’osaient pas encore franchir le pas.

Chiffres sport en entreprise en France : l'impact sur l'absentéisme, la productivité et l'engagement

Réduction de l'absentéisme et du turnover : les gains RH directs

La Fédération Française du Sport en Entreprise signale une baisse de 30 % à 40 % de l'absentéisme. Le turnover chute aussi de 25 % selon Goodwill. Fidéliser devient plus simple : un salarié actif reste en poste, transformant le bien-être en véritable outil de rétention.

Le boost de productivité : un mythe ou une réalité chiffrée ?

La productivité individuelle augmente de 6 % à 9 %. Moins de stress, plus de concentration : le sport en entreprise prévient le burn-out. Le tableau suivant synthétise cet impact économique direct sur la performance de la structure.

Indicateur

Gain / Réduction constaté

Source

Productivité individuelle

+6 à 9 %

Étude Goodwill

Taux d'absentéisme

-30 % à -40 %

Fédération Française du Sport en Entreprise (FFSE)

Rotation du personnel (Turnover)

-25 %

MEDEF / CNOSF

Engagement des salariés

30 % des dirigeants ayant mis en place des activités sportives déclarent que cela a eu un impact positif sur l’engagement de leurs salariés.

Baromètre 2024 du sport en entreprise Harmonie Mutuelle × A.S.O. (Institut CSA)

Marque employeur et engagement : l'attractivité en hausse

Votre image de marque y gagne aussi. D’après un sondage OpinionWay relayé par ProTrainer, 36 % des candidats tiennent compte de la présence d’une offre sportive lorsqu’ils choisissent une entreprise. Dans un marché de l’emploi sous tension, le sport en entreprise devient un levier d’attractivité différenciant.

Côté collaborateurs, le Baromètre 2024 du sport en entreprise (Harmonie Mutuelle × A.S.O., Institut CSA) révèle que 89 % des salariés estiment qu’une entreprise proposant du sport à ses équipes prend soin de leur bien-être, et 82 % disent avoir davantage envie d’y travailler. En clair, une politique sport et bien-être bien pensée agit comme une preuve tangible de reconnaissance, renforçant l’engagement et la fierté d’appartenance. Les données de notre baromètre confirment d’ailleurs que l’engagement santé devient un pilier structurant de la stratégie marque employeur, en particulier auprès des jeunes talents et des grandes organisations.

Chiffres sport en entreprise : indicateurs, ROI et méthodes de mesure

Les bénéfices sont donc bien réels. Mais comment les mesurer concrètement et prouver le fameux retour sur investissement (ROI) à sa direction financière ? C'est le nerf de la guerre.

Indicateurs clés de performance (KPIs) à suivre

Ne lancez jamais un programme sans avoir défini vos indicateurs de succès en amont. Sans cela, vous naviguez à vue et ne pourrez pas justifier la pérennité du dispositif.

Voici les données factuelles à surveiller impérativement :

  • Taux d'adoption par les collaborateurs.
  • Fréquence d'utilisation (DAU/MAU) pour valider l'engagement réel.
  • Employee Net Promoter Score (eNPS) pour la satisfaction.
  • Variation du taux d'absentéisme et du turnover.

Le choix de ces métriques dépendra toujours de votre objectif initial, qu'il s'agisse de réduire les coûts de santé ou de renforcer la cohésion d'équipe.

Calculer le retour sur investissement (ROI) de l'activité physique

Démystifions le calcul du ROI. Il repose sur une équation pragmatique : la confrontation entre le coût global du programme sportif et les gains financiers générés, principalement via la baisse de l'absentéisme et le regain de productivité.

Prenons un exemple concret et chiffré. D’après l’IBET 2020 (Groupe APICIL × Mozart Consulting), un salarié désengagé coûte en moyenne 14 310 € par an à son entreprise. Parmi ces pertes, 63 %, soit 9 010 €, sont considérées comme des coûts “maîtrisables”, c’est-à-dire évitables si l’entreprise agit efficacement sur la santé et la qualité de vie au travail.

Autrement dit, faire passer un salarié d’un profil sédentaire et désengagé à un profil actif et engagé, c’est potentiellement éviter jusqu’à 9 000 € de pertes annuelles par personne. Une simple initiative sport et bien-être peut ainsi générer un retour sur investissement immédiat, en plus de renforcer la dynamique collective.

Ainsi, les statistiques démontrent que le sport en entreprise dépasse le simple cadre du bien-être pour devenir un véritable levier de performance. Face aux enjeux de santé publique et d'engagement des collaborateurs, l'intégration d'une offre sportive constitue un investissement stratégique rentable, bénéfique tant pour la productivité que pour la cohésion sociale.

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FAQ - Sport en entreprise chiffres

    Le sport en entreprise a un effet direct sur la performance financière des organisations. Selon l’IBET 2020, un salarié désengagé coûte en moyenne 14 310 € par an, dont 63 % sont évitables si l’on agit sur la qualité de vie au travail. De plus, la Fédération Française du Sport en Entreprise observe une baisse de 30 à 40 % de l’absentéisme et une hausse de 6 à 9 % de la productivité chez les salariés actifs (étude Goodwill Management). Le ROI devient ainsi tangible et mesurable.

    Seulement 20 % des entreprises offrent une activité physique à leurs salariés (Baromètre 2023), alors que 58 % des collaborateurs aimeraient que leur employeur le fasse (Baromètre 2024 Harmonie Mutuelle × A.S.O.). Ce décalage souligne une attente forte et encore insuffisamment prise en compte, malgré les bénéfices prouvés en matière de bien-être, de cohésion d’équipe et de rétention des talents.

    Les freins les plus courants sont le manque de temps, de motivation et l’absence d’infrastructures adaptées. Pour 57 % des non-pratiquants, ces obstacles empêchent l’adoption d’une activité physique, malgré une volonté affichée. L’entreprise peut cependant lever ces freins en proposant des solutions souples et accessibles : applications sportives, séances courtes intégrées à la journée de travail ou pass multisites donnant accès à un réseau de salles de sport et de bien-être, comme Wellpass, permettant aux salariés de pratiquer près de chez eux ou de leur lieu de travail.

    Le calcul du ROI repose sur le rapport entre les coûts du dispositif (abonnements, logistique, animation) et les gains observés, tels que la baisse de l’absentéisme, du turnover ou l’amélioration de la productivité. Les indicateurs à suivre incluent le taux de participation, la fréquence d’usage, l’eNPS, ainsi que l’évolution des coûts RH indirects. Une approche bien cadrée permet de prouver la rentabilité sociale et économique du sport en entreprise.

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