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Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : agir

Category: Pour les entreprises

Homme qui a des courbatures

Publication: 2025-10-23

L'absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) engendre d’énormes pertes pour les entreprises. Ce qui nous amène à analyser les solutions concrètes pour transformer ce défi en opportunité de performance durable, avec une approche préventive combinant ergonomie et activité physique.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : définitions, chiffres et secteurs à risque

Les troubles musculosquelettiques (TMS) désignent des affections touchant les muscles, tendons et nerfs, souvent liées à l’activité professionnelle. Selon Malakoff Humanis (Baromètre Absentéisme 2021), les TMS représentent 18 % des arrêts de travail prescrits, derrière les maladies ordinaires (22 %).

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : facteurs professionnels (gestes répétitifs, postures, manutention)

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) résultent d’une combinaison de facteurs professionnels, contraintes biomécaniques, organisationnelles et psychosociales, et constituent une cause importante d’absentéisme.

Les mouvements répétitifs (plus de 4 fois par minute) sont à l’origine de la majorité des cas de tendinites de l’épaule. Les postures statiques prolongées, comme rester debout plus de 2 heures sans pause, augmentent d’autant plus les risques de lombalgies aiguës, tandis que la manutention de charges supérieures à 20 kg multiplie les lésions discales.

Les secteurs à risque élevé incluent l’agroalimentaire (manutention répétitive), la santé (douleurs lombaires liées aux transferts de patients) et l’informatique (syndrome du canal carpien). Ces contraintes biomécaniques s’ajoutent aux facteurs psychosociaux : le stress et la faible autonomie au travail renforcent l’impact des TMS, selon l’INRS.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : impacts RH, coûts et obligations de l’employeur

Les TMS génèrent des coûts directs (indemnisations, soins) et indirects (remplacement, perte de productivité). Les employeurs doivent ainsi respecter des obligations légales comme évaluer les risques TMS dans le Document Unique, proposer des aménagements de poste et mettre en place une prévention primaire.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : prévention et plan d’action (ergonomie, QVCT, suivi)

Une stratégie efficace contre l’absentéisme TMS combine plusieurs leviers. Le suivi médical personnalisé permet une détection précoce des signes d’alerte et ainsi, déterminer quelles sont les causes de l'absentéisme.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : définitions, chiffres et secteurs à risque

Qu'est-ce qu'un trouble musculosquelettique (TMS) ?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) désignent des atteintes des tissus mous entourant les articulations : muscles, tendons, nerfs et ligaments. Des pathologies qui affectent principalement l'appareil locomoteur, avec une prédominance au niveau des membres supérieurs (épaules, coudes, poignets) et du dos.

Les localisations et secteurs les plus exposés au risque

Les TMS affectent de manière distincte les professionnels selon leur activité comme le résume le tableau ci-dessous :

Type de TMS / Pathologie

Zone corporelle affectée

Facteurs de risque professionnels typiques

Secteurs d'activité les plus concernés

Tendinite de la coiffe des rotateurs

Épaule

Mouvements répétés des bras au-dessus de l'épaule

BTP, industrie

Épicondylite

Coude

Utilisation prolongée d'outils vibrants

Métallurgie, construction automobile

Syndrome du canal carpien

Poignet/Main

Postures prolongées de flexion/extension du poignet

Bureautique, nettoyage

Lombalgie

Bas du dos

Port de charges lourdes et station debout prolongée

Logistique, soins à la personne

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : facteurs professionnels (gestes répétitifs, postures, manutention)

Les facteurs de risque biomécaniques : le corps à l'épreuve

Les contraintes physiques directes jouent un rôle clé dans les troubles musculosquelettiques (TMS). Selon l'analyse de la SERP, les gestes répétitifs, le port de charges lourdes et les postures statiques figurent parmi les principaux déclencheurs. Le travail à la chaîne ou la position assise prolongée illustrent ces risques.

  • Facteurs biomécaniques : Répétitivité (assemblage industriel, data entry), efforts (manutention, levage), postures (flexion du tronc, bras levés), vibrations (marteaux-piqueurs)
  • Facteurs organisationnels : Cadences (agroalimentaire, télémarketing), manque de pauses (chaînes de montage), postes mal aménagés (écrans non réglables, sièges inadaptés)
  • Facteurs psychosociaux et individuels : Stress (quotas de performance), manque de reconnaissance (métiers à faible valorisation), âge avancé, antécédents (diabète aggravant le canal carpien)

Les facteurs de risque organisationnels et psychosociaux (RPS)

Les TMS résultent aussi d'enjeux organisationnels. Les cadences élevées et l'absence de récupération accentuent l'absentéisme. Le travail monotone, sans rotation de postes, favorise également leur survenue.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : impacts RH, coûts et obligations de l’employeur

Impacts sur l'organisation et le climat social

Les TMS affectent la cohésion d’équipe et cause la baisse de motivation, ainsi que le risque de turnover. Un climat dégradé qui aggrave les facteurs psychosociaux (monotonie, pression) et alimente les TMS. L’absentéisme reflète un mal-être global, nuisant à la marque employeur.

La responsabilité légale de l'employeur en matière de prévention

L’employeur doit prévenir les TMS selon le Code du travail, via l’évaluation des risques au Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Les règles sur la manutention ou les écrans imposent des mesures concrètes : équipements ergonomiques, pauses, formations. Ignorer ces obligations expose à des sanctions et à un risque accru d’absentéisme et risques psychosociaux.

Prévention : ergonomie et suivi

Pour réduire l’absentéisme, l’ergonomie des postes et les aménagements pour un retour progressif sont essentiels. Le DUERP doit identifier les postes à risques. Des actions techniques (aménagements) et organisationnelles (rotation) limitent les arrêts. Les TMS, liés à des facteurs biomécaniques et psychosociaux, y répondent. Une approche globale réduit durablement l’absentéisme.

Tableau des coûts des TMS

Type de coût

Impact (France)

Direct

≈ 2,4 Md€ / an de cotisations AT/MP liées aux TMS et lombalgies (chiffres 2023). À titre historique, plusieurs sources professionnelles évoquent ≈ 2 Md€ en 2017.

Indirect

Souvent supérieurs aux coûts directs : l’Assurance Maladie indique un ordre de grandeur d’≈ 5× (absences répétées, remplacement, désorganisation, perte de productivité, image…).

Actions clés pour prévenir les TMS

  • Évaluation des risques par le DUERP.
  • Aménagements ergonomiques (bureaux, outils).
  • Formations aux gestes et postures.

Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS) : prévention et plan d'action structuré

La prévention : le meilleur levier contre l'absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS)

La prévention constitue une stratégie prioritaire pour limiter l'absentéisme lié aux TMS. Cette approche proactive vise à adapter le lieu de travail aux salariés avant l'apparition des troubles, en agissant sur l'aménagement des postes et l'organisation du travail.

Ses avantages sont doubles : elle réduit les coûts liés aux arrêts et améliore la Qualité de Vie au Travail (QVT), renforçant l'engagement. Les causes de l'absentéisme incluent les gestes répétitifs, les postures inadaptées et la manutention de charges lourdes. Pour les équipes de bureau, les douleurs cervicales et lombaires dominent.

Mettre en place une démarche de prévention en 4 étapes

La prévention suit une méthode en quatre étapes, préconisée par l'INRS, pour une évolution durable des conditions de travail.

Les 4 étapes clés :

  1. S'engager et mobiliser : L'engagement de la direction avec les ressources humaines et matérielles est essentiel. La création d'un comité de pilotage (incluant direction, encadrement, CSE) garantit la réussite. L'absentéisme lié aux risques psychosociaux illustre l'interdépendance entre prévention physique et psychosociale.
  2. Établir un état des lieux : Cette phase analyse des données chiffrées (taux d'absentéisme, accidents du travail) et qualitatives (retours des salariés via enquêtes) pour identifier les enjeux sanitaires, économiques et RH.
  3. Analyser les situations de travail : Une analyse approfondie des postes à risque évalue les facteurs biomécaniques et organisationnels. L'outil MACPT permet d'évaluer les contraintes via des observations terrain.
  4. Élaborer et mettre en œuvre un plan d'action : Les mesures ciblent l'organisation du travail, l'aménagement des postes (équipement ergonomique) et la formation (gestes et postures). Le processus reste participatif, avec évaluation continue via des indicateurs comme la réduction du taux d'absentéisme.

TMS au travail : comment le sport en entreprise et l’ergonomie réduisent les absences ?

Les entreprises adoptent deux approches complémentaires pour lutter contre l’absentéisme TMS : l’ergonomie des postes de travail et les programmes de sport en entreprise. Les métiers manuels (transport, BTP) génèrent des douleurs lombaires et articulaires, tandis que le travail de bureau favorise les cervicalgies et tendinites. Pour les combattre, les solutions Wellpass proposent un abonnement unique vers +6 000 partenaires sport et bien-être, permettant une prévention ciblée.

Sport en entreprise : échauffements et renforcement pour prévenir lombalgies et tendinites

Selon l’INRS, les échauffements de 15 minutes améliorent la mobilité et préparent le système musculo-articulaire. Des séances de 30 minutes, 2 à 3 fois par semaine, combinant renforcement (lombaires, scapulaires) et étirements ciblés (ischio-jambiers, pectoraux, poignets), s’inscrivent dans une prévention globale et réduisent les douleurs liées aux gestes répétitifs.

  • Étirements : ischio-jambiers, pectoraux, poignets
  • Renforcement : stabilisateurs lombaires et scapulaires

Pour la lombalgie chronique, l’activité physique est recommandée comme traitement de fond (HAS).

Côté impact organisationnel, un essai en entreprise rapporte -29 % d’absentéisme avec un programme d’exercices bien suivi (IPET – Syddansk Universitet).

Ergonomie des postes : réglages, micro-pauses et gestes & postures pour limiter les TMS

L’aménagement ergonomique des espaces de travail constitue un pilier de la prévention. Les bureaux réglables en hauteur, les chaises avec soutien lombaire et les repose-poignets ergonomiques réduisent les TMS du cou et des épaules chez les sédentaires. Dans l’industrie, les outils anti-vibrations et les établis ajustables diminuent les tendinites.

Retour progressif au poste : aménagements, télétravail et coordination avec la santé au travail

La réintégration post-TMS nécessite une approche personnalisée. Les aménagements temporaires comprennent l’utilisation d’équipements ergonomiques et la réduction des tâches répétitives. Le télétravail, quand le métier le permet, facilite quant à lui le retour en douceur. Notamment pour les TMS du dos ou des membres supérieurs.

Les entreprises qui intègrent ces mesures observent un taux de récidive divisé par deux après un arrêt TMS. Comprendre les troubles musculo-squelettiques permet aux managers de mieux encadrer ces retours progressifs.

Gérer la récidive des TMS : l'importance du retour au travail

Retour progressif au poste : aménagements et coordination

La visite pré-reprise avec le médecin du travail identifie les adaptations : aménagements du poste (bureaux assis-debout, réduction du port de charges), horaires flexibles ou télétravail pour les métiers sédentaires. Exemples : repose-pieds ou claviers compacts contre les lombalgies. Une collaboration entre manager, RH et salarié assure quant à elle un accompagnement personnalisé. Une culture d’entreprise centrée sur la santé prévient les rechutes.

Il est temps d’agir : la prévention des TMS comme levier de performance durable

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FAQ - Absentéisme pour troubles musculosquelettiques (TMS)

    L’absentéisme lié aux troubles musculosquelettiques (TMS) correspond aux jours d’absence (arrêts maladie, maladie professionnelle, accident du travail assimilé) imputables à des atteintes du système locomoteur : muscles, tendons, nerfs, articulations (poignets/avant-bras, épaules, dos, nuque, genoux…). Ces troubles sont souvent multifactoriels et liés au travail (gestes répétitifs, postures contraignantes, efforts, cadences, contraintes organisationnelles), avec des épisodes pouvant être aigus ou chroniques et des récidives fréquentes.

    Tous les métiers sont concernés par les troubles musculosquelettiques (TMS), mais certains secteurs présentent des risques particuliers en raison de la nature des tâches effectuées. Le bâtiment et les travaux publics, l'industrie, la logistique et le secteur de la santé sont particulièrement touchés en raison des contraintes physiques spécifiques à ces activités. Dans les bureaux, les postes sédentaires prolongés génèrent des douleurs cervicales et lombaires.

    L'impact économique des troubles musculosquelettiques (TMS) sur les entreprises est considérable. Ce dernier inclut notamment le remplacement des salariés absents, la perte de productivité, la baisse de qualité des prestations et la désorganisation des équipes.

    La prévention constitue un levier stratégique pour limiter l'absentéisme lié aux troubles musculosquelettiques (TMS). Elle vise à transformer les conditions de travail pour réduire l'exposition aux facteurs de risque. Cette démarche repose sur quatre étapes clés : 

    1. l'engagement de la direction, 
    2. l'évaluation des risques, 
    3. l'analyse approfondie des situations de travail 
    4. et la mise en œuvre d'un plan d'action personnalisé. 

    Parmi les solutions sur mesure, on retrouve l'amélioration de l'ergonomie des postes de travail (chaises adaptatives, bureaux réglables), la formation aux gestes et postures, l'intégration de micro-pauses, ainsi que la promotion d'activités physiques régulières.

    Le retour au travail après un arrêt pour troubles musculosquelettiques (TMS) nécessite une approche structurée pour éviter la chronicisation des douleurs et les rechutes. Un parcours personnalisé s'inscrit dans ce cadre, avec une visite médicale de pré-reprise permettant d'anticiper les adaptations nécessaires. Les aménagements de poste (limitation du port de charges, ajustement des horaires), le temps partiel thérapeutique et l'organisation du télétravail constituent des solutions pertinentes.

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