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Sport en entreprise et santé mentale : comment l’activité physique devient un levier anti-burnout ?

Category: Pour les entreprises

Sport en entreprise et santé mentale

Publication: 2025-11-27

Pendant longtemps, on a pensé la santé au travail en séparant le corps et la tête : d’un côté les postures, les TMS, l’ergonomie du poste ; de l’autre le stress, l’anxiété, le burnout. Aujourd’hui, cette séparation ne tient plus. La crise sanitaire, la généralisation du télétravail et l’intensification des rythmes ont montré à quel point le sport en entreprise est intimement lié à la santé mentale. Quand le corps ne bouge plus, l’esprit s’épuise plus vite, et l’absentéisme explose.

Dans ce contexte, l’activité physique n’est plus un simple “plus” dans une politique RH, mais un levier anti-burnout à part entière. Elle agit sur le stress, le sommeil, la régulation émotionnelle, le sentiment d’appartenance, mais aussi sur des indicateurs très concrets : absentéisme, turnover, climat social. Pour capitaliser sur ce levier, encore faut-il l’inscrire dans une stratégie structurée : RPS, QVCT, DUERP, accompagnement managérial et dispositifs d’écoute doivent parler le même langage.

Cet article propose une lecture à 360° de la relation entre sport en entreprise et santé mentale. Il s’adresse autant aux salariés qu’aux managers et aux directions RH, avec un objectif clair : transformer l’activité physique en alliée de la prévention du burnout, au cœur d’une politique de santé au travail cohérente, mesurable et durable.

Sport en entreprise et santé mentale : un sujet désormais stratégique

Au cours des dernières années, la santé mentale au travail est passée du statut de sujet “sensible” à celui de risque majeur pour les organisations. Selon une enquête relayée par Hays, 40 % des travailleurs français déclarent souffrir de troubles anxieux ou dépressifs, directement liés à leur activité professionnelle. Cette proportion est considérable : dans une entreprise de 1 000 personnes, cela signifie que 400 salariés vivent une fragilité psychique significative.

Dans le même temps, le baromètre d’absentéisme 2024 de Malakoff Humanis signale un niveau record d’arrêts maladie : 50 % des salariés ont été arrêtés au moins une fois en 2023, et seuls 48 % estiment avoir à la fois une bonne santé mentale et physique, soit une baisse de 6 points en un an (Malakoff Humanis). Derrière ces chiffres, il y a des équipes désorganisées, des projets ralentis, des coûts qui s’envolent et, surtout, des trajectoires personnelles fragilisées.

Parallèlement, les études de santé publique montrent une prévalence élevée et durable des troubles anxieux et dépressifs dans la population générale. En 2021, 12,5 % des 18–85 ans présentaient un état anxieux, avec une prévalence trois fois plus élevée chez les femmes. Cette toile de fond sociale rejaillit directement dans les entreprises, où les transformations du travail (délais serrés, surcharge cognitive, injonctions de performance) accentuent la pression psychique.

Une santé mentale au travail sous tension

Les arrêts maladie reflètent cette tension. Le baromètre 2023 de Malakoff Humanis indique que 18 % des arrêts sont désormais prescrits pour des troubles psychologiques, hors Covid. Une autre enquête révèle que 16 % de l’ensemble des arrêts sont liés à des troubles psychiques, et qu’un quart des arrêts de longue durée sont désormais dus à ces motifs, souvent en lien avec des exigences professionnelles jugées trop fortes ou des pratiques managériales problématiques.

En 2022, une analyse de Culture RH faisait état de 34 % de salariés en situation de burnout, dont 13 % en burnout sévère, soit environ 2,5 millions de personnes. Ces chiffres, même s’ils varient selon les études, convergent vers le même constat : la santé mentale au travail se dégrade, et le burnout n’est plus une exception. Il traduit souvent un déséquilibre chronique entre les exigences du travail, les ressources disponibles et la capacité de récupération des individus.

Dans ce contexte, il devient impossible de traiter la santé mentale comme un sujet purement “psychologique”. Le corps, la sédentarité, le sommeil, le niveau d’activité physique et la qualité des relations sociales jouent un rôle décisif. C’est précisément là que sport en entreprise et santé mentale se rejoignent : dans cette zone charnière où le mouvement vient redonner au cerveau de l’oxygène, des repères et des moments de récupération.

Sédentarité, stress et troubles psychiques : un cocktail explosif

Les études de santé publique montrent que la sédentarité prolongée aggrave le risque de maladies chroniques, mais aussi de troubles anxieux et dépressifs. Les salariés passent souvent plus de 8 heures par jour en position assise, et un peu plus d’un tiers des adultes dépasse ce seuil critique. Dans les situations de télétravail ou de travail intellectuel intensif, le temps cumulé assis peut atteindre 10 à 11 heures, sans véritable rupture.

Or, l’Organisation mondiale de la santé rappelle qu’une pratique régulière d’activité physique – environ 150 minutes par semaine d’intensité modérée – réduit significativement le risque d’anxiété et de dépression. Le Ministère de la Santé souligne également que l’activité physique aide à interrompre les pensées négatives associées au stress, à la dépression et à l’anxiété.

Lisez également notre article sur les bienfaits du sport en entreprise.

Ce que montrent ces données, c’est que la sédentarité crée un terrain favorable au stress chronique, alors que le mouvement agit comme un régulateur naturel. Le sport ne résout pas à lui seul les problèmes d’organisation, de charge ou de management, mais il redonne aux salariés une capacité de récupération physique et mentale. C’est cette combinaison – travail repensé + activité physique accessible – qui permet de prévenir réellement le burnout.

Sport en entreprise et santé mentale : comprendre le lien sédentarité–stress–burnout

Pour agir efficacement, il est utile de visualiser l’enchaînement des facteurs : un environnement de travail très exigeant, combiné à une forte sédentarité et à un manque de récupération, augmente mécaniquement le risque de détresse psychologique. La surcharge de travail est aujourd’hui identifiée comme le premier facteur de risques psychosociaux (RPS), et 62 % des salariés associent la dégradation de leur bien-être mental à cette surcharge.

Lorsque les salariés manquent de marges de manœuvre, dorment mal et ne bougent presque plus, leur capacité à faire face au stress diminue. Les pensées négatives s’installent, la fatigue devient chronique, les petites alertes physiques (douleurs, tensions, migraines) se multiplient, puis vient la phase de désengagement : perte de sens, cynisme, effondrement de l’estime de soi. C’est la trajectoire typique du burnout, décrite par de nombreuses études et témoignages - Le Monde.fr.

L’activité physique n’agit pas seulement sur le corps, mais aussi sur ce cycle stress–fatigue–rumination. Elle améliore la qualité du sommeil, augmente la sécrétion d’endorphines et de sérotonine, réduit la production de cortisol et stimule les fonctions cognitives (attention, mémoire, capacité de décision). C’est cette combinaison d’effets qui fait du couple sport en entreprise et santé mentale un véritable levier anti-burnout.

Quelques repères chiffrés sur absentéisme et santé mentale

Pour mieux mesurer l’enjeu, voici une synthèse de quelques chiffres récents :

Indicateur clé

Chiffre (France)

Source

Travailleurs déclarant des troubles anxieux ou dépressifs liés au travail

40 %

Santé publique France / Hays, 2023

Arrêts maladie prescrits pour troubles psychologiques (hors Covid)

18 % des arrêts

Malakoff Humanis, Baromètre absentéisme 2023

Part des arrêts de longue durée liés à des troubles psychiques

25 %

Souffrance-et-travail, 2025

Salariés en situation de burnout en 2022

34 %, dont 13 % en burnout sévère

Culture RH, 2023

Salariés estimant avoir bonne santé physique et mentale

48 % (−6 points vs. 2022)

Malakoff Humanis, 2024

Salariés déclarant ressentir du stress au travail

64 %

Baromètre Harmonie Mutuelle sport en entreprise 2023 Stratégies

Ces chiffres montrent que la santé mentale n’est plus un sujet périphérique. Pour les entreprises, articuler sport en entreprise et santé mentale, c’est agir à la fois sur la prévention des arrêts maladie, la performance collective et l’attractivité RH. C’est aussi répondre à une attente forte : près de 9 salariés sur 10 estiment qu’une entreprise qui propose du sport à ses collaborateurs est une entreprise qui veille à leur bien-être.

Sport en entreprise et santé mentale : des effets concrets sur le stress, le sommeil et la cohésion

Pour les salariés, les bénéfices de l’activité physique sur la santé mentale ne sont plus théoriques. La littérature scientifique et les baromètres d’entreprise convergent : bouger régulièrement aide à mieux dormir, à mieux gérer ses émotions, à renforcer sa confiance en soi et à maintenir un niveau d’énergie compatible avec les exigences du travail.

Sur le terrain, ces bénéfices se traduisent par une meilleure capacité à encaisser les pics de charge, une diminution des ruminations en dehors du travail et une plus grande sensation de maîtrise. Pour beaucoup de collaborateurs, l’activité physique devient un espace de respiration, une parenthèse où ils peuvent “poser” mentalement leurs dossiers et revenir avec un regard plus clair. C’est un antidote aux journées fragmentées par les mails, les réunions et les urgences successives.

Les principaux bénéfices psychiques de l’activité physique au travail

On peut regrouper les effets de sport en entreprise et santé mentale autour de quelques grands axes :

  • Diminution du stress et de l’anxiété : la pratique régulière d’une activité physique réduit le niveau de cortisol, libère des endorphines et améliore la régulation émotionnelle, ce qui se traduit par moins de tensions et d’irritabilité au quotidien.

  • Meilleur sommeil et récupération : l’exercice aide à réguler les cycles veille–sommeil, favorise l’endormissement et rend le sommeil plus réparateur, ce qui limite la fatigue chronique qui alimente le burnout.

Au-delà de ces effets individuels, le sport en entreprise joue aussi un rôle de cohésion sociale. Les séances collectives, les défis collaboratifs ou les événements sportifs renforcent le sentiment d’appartenance, cassent les silos et créent des moments de partage qui font du bien à la tête. Plusieurs enquêtes montrent que le sport entre collègues améliore les relations interpersonnelles et la motivation, ce qui contribue directement à un meilleur climat social.

Cohésion d’équipe, appartenance et estime de soi

La dimension collective est souvent sous-estimée dans la relation sport en entreprise et santé mentale. Pour un salarié en difficulté, participer à une séance accessible (yoga, mobilité, marche active, renforcement doux) peut être plus simple que de parler immédiatement de ses troubles à un psychologue. Le groupe joue un rôle de soutien implicite : on se sent moins seul, on voit que d’autres vivent aussi des tensions, et on reconstruit progressivement sa confiance en soi.

Les activités sportives partagées permettent aussi de rééquilibrer certains rapports hiérarchiques. Sur un terrain de sport ou sur un tapis de yoga, le manager, le RH et le collaborateur se retrouvent sur un pied d’égalité. Cette symétrie provisoire contribue à apaiser des tensions, à renforcer la confiance et à faire du collectif un facteur protecteur face aux RPS.

Dans une stratégie anti-burnout, ces espaces de respiration collective sont précieux. Ils ne remplacent pas un accompagnement psychologique lorsque c’est nécessaire, mais ils créent un environnement plus favorable à la parole, à la coopération et à la reconnaissance mutuelle.

Sport en entreprise et santé mentale : l’intégrer dans la stratégie RPS / QVCT

Pour que le couple sport en entreprise et santé mentale soit vraiment efficace, il doit être intégré dans une démarche structurée de prévention des risques psychosociaux (RPS) et de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). L’activité physique ne peut pas être un gadget posé à côté d’un environnement de travail toxique ; elle doit s’inscrire dans une logique cohérente, pilotée et évaluée.

Le point de départ, côté employeur, reste le DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels). Les risques liés à la charge mentale, au stress chronique, aux exigences émotionnelles ou à la perte de sens y sont de plus en plus visibles, en particulier dans les métiers de service et les fonctions support. Identifier ces risques permet ensuite de définir des plans d’action où l’activité physique devient un levier parmi d’autres, au même titre que l’organisation du travail, le soutien managérial ou les dispositifs d’écoute.

Relier le sport au DUERP et aux plans d’action RPS

Concrètement, les équipes QVCT peuvent inscrire dans leurs plans d’action des objectifs explicites autour de sport en entreprise et santé mentale. Il peut s’agir, par exemple, de réduire l’absentéisme lié aux troubles psychiques, d’améliorer les scores de bien-être dans les baromètres internes, ou encore de diminuer la déclaration de symptômes de stress chronique sur certaines populations.

Pour y parvenir, il est pertinent de mettre en regard les cartographies de risques (par métier, par service, par site) avec les possibilités concrètes de pratique sportive. Dans un service où la charge mentale est très élevée, proposer uniquement des challenges de performance (courses chronométrées, compétitions internes) serait contre-productif. Il vaut mieux privilégier des formats apaisants, non compétitifs, centrés sur la récupération (respiration, mobilité, yoga, marche). À l’inverse, dans une population très sédentaire mais peu exposée à des risques émotionnels intenses, des défis d’activité physique plus dynamiques peuvent être tout à fait adaptés.

Articuler sport, psychologues et dispositifs d’écoute

Le second enjeu est d’articuler finement sport en entreprise et santé mentale avec les acteurs de la prise en charge psychologique : médecins du travail, psychologues, coachs, services sociaux, lignes d’écoute externes. L’idée n’est pas de confondre les rôles, mais de créer des passerelles. Par exemple, un salarié en détresse peut être orienté à la fois vers un psychologue et vers des programmes d’activité physique adaptés, validés médicalement lorsque c’est nécessaire.

Les campagnes de sensibilisation peuvent d’ailleurs insister sur cette complémentarité : le sport améliore la régulation émotionnelle, mais il ne remplace pas un accompagnement thérapeutique lorsqu’il y a un trouble avéré. Les professionnels de santé, de leur côté, peuvent recommander l’activité physique comme outil de soutien, en s’appuyant sur des ressources internes (cours sur site) ou externes (réseau de clubs, programmes sport-santé, etc.).

Le rôle des managers dans la prévention du burnout

Enfin, aucun dispositif sport en entreprise et santé mentale ne fonctionnera durablement sans l’appui des managers. Ce sont eux qui, au quotidien, donnent le ton : horaires réels, respect des pauses, équilibre entre urgences et priorisation, attention portée aux signaux faibles de détresse. Ils sont aussi en position de légitimer – ou non – le fait de prendre une heure de sport dans la semaine, de s’absenter pour une séance en club, ou de bloquer une pause active collective.

Les entreprises gagnent à former les managers aux RPS et à la santé mentale, tout en leur donnant des outils concrets : fiches de repérage des signaux d’alerte, scripts pour aborder les sujets sensibles, protocoles pour orienter un collaborateur. Dans ce cadre, proposer des rituels d’équipe autour de l’activité physique (séances régulières, challenges non compétitifs) leur donne une palette d’actions positives pour agir en amont du burnout, plutôt que d’intervenir uniquement lorsque la situation est déjà dégradée.

Formats concrets pour lier activité physique et équilibre psychique

Passer de l’intention à l’action suppose de proposer des formats concrets, réalistes, inclusifs et compatibles avec les contraintes du travail. L’objectif n’est pas de transformer tous les salariés en marathoniens, mais de rendre le mouvement accessible et désirable, y compris pour ceux qui n’ont pas de culture sportive. C’est ici que des dispositifs modulables, mêlant présentiel, distanciel, lieux de travail et clubs extérieurs, prennent tout leur sens.

Une entreprise qui souhaite lier sport en entreprise et santé mentale peut, par exemple, s’appuyer sur une solution comme Wellpass pour ouvrir l’accès à un large réseau de salles de sport, de studios et d’activités douces (yoga, pilates, mobilité, marche nordique, etc.), à proximité du domicile ou du lieu de travail. Les salariés peuvent ainsi choisir l’activité qui correspond à leur niveau, à leurs contraintes personnelles et à leurs besoins psychiques (décharger, se recentrer, se détendre).

Trois grandes familles de formats “sport & santé mentale”

Pour structurer l’offre, on peut distinguer trois grandes familles de formats complémentaires :

  • Programmes sport-santé doux : séances de yoga, mobilité, renforcement postural, respiration et relaxation, accessibles à tous, qui ciblent directement le stress, la qualité du sommeil et la récupération mentale.

  • Challenges collaboratifs non compétitifs : défis de pas, de minutes d’activité, de séances complétées, où l’on valorise la participation et la progression plutôt que la performance individuelle ; ces formats renforcent la cohésion sans mettre de pression supplémentaire.

La troisième famille concerne les micro-séances intégrées dans la journée de travail : pauses actives de 5 à 10 minutes, routines d’échauffement avant les grosses réunions, séquences de respiration guidée en début ou fin de journée. Ces formats sont particulièrement utiles pour les populations très sédentaires ou en télétravail, qui peuvent difficilement dégager de longs créneaux mais peuvent multiplier les petites bulles de mouvement. En associant ces micro-séances à des messages de prévention sur la santé mentale, l’entreprise envoie un signal fort : prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de sa tête.

Mesurer l’impact d’une politique sport-santé au travail

Pour que la démarche soit crédible et pérenne, il est essentiel de mesurer l’impact des actions liant sport en entreprise et prévention du burnout. Trop de programmes s’essoufflent faute de preuves tangibles de leurs effets, ou parce qu’ils sont pilotés uniquement à partir de taux de participation. Les indicateurs doivent couvrir à la fois les RPS, la santé mentale perçue et la performance sociale de l’entreprise.

Un premier niveau d’indicateurs concerne l’absentéisme : évolution du nombre d’arrêts pour troubles psychologiques, durée moyenne des arrêts, répartition entre arrêts courts et longs, évolution par métier ou par site. Les données nationales montrent déjà une forte progression des arrêts liés à la santé mentale ; suivre sa propre trajectoire permet de vérifier si les actions engagées permettent de fléchir cette courbe.

Un second niveau concerne le climat social : baromètres de bien-être, scores de santé mentale perçue, sentiment de soutien managérial, sentiment d’appartenance. Ces enquêtes peuvent intégrer quelques questions spécifiques sur l’activité physique : facilité à intégrer le mouvement dans la journée, perception des dispositifs proposés, impact ressenti sur le stress et le sommeil. Cela permet d’ajuster finement l’offre (formats, horaires, communication).

Enfin, il est pertinent de suivre des indicateurs de turnover et d’engagement : intention de départ, fierté d’appartenance, recommandation de l’entreprise comme employeur. Plusieurs baromètres montrent qu’un environnement qui prend soin du bien-être et de la santé mentale retient mieux ses talents et attire davantage de candidats. En croisant ces indicateurs avec les données de participation aux programmes “sport & santé mentale”, l’entreprise peut objectiver le retour sur investissement de sa démarche.

Dans ce pilotage, des partenaires spécialisés peuvent fournir des tableaux de bord détaillés et anonymisés. C’est notamment le cas de plateformes comme Wellpass, qui consolident les usages (types d’activités, plages horaires, fréquence) et permettent de les mettre en regard des baromètres internes, sans jamais exposer les données individuelles des salariés.

Vers une culture d’entreprise protectrice de la santé mentale

À terme, l’enjeu n’est pas seulement de déployer quelques séances de yoga à l’heure du déjeuner, mais de faire de sport en entreprise et santé mentale un véritable axe culturel, au même titre que la sécurité ou la diversité. Dans une entreprise qui a franchi ce cap, l’activité physique n’est plus vécue comme un “cadeau” ou un “bonus”, mais comme une composante normale de la qualité du travail fourni.

Une telle culture repose sur quelques principes simples : reconnaître que la santé mentale est un enjeu collectif, accepter que le corps ait sa place dans la journée de travail, donner aux salariés le droit explicite de bouger, et outiller les managers pour qu’ils incarnent cette approche. Elle suppose aussi de relier les différents contenus éditoriaux de l’entreprise : une page pilier sur le sport en entreprise, un article dédié à sport et télétravail, des ressources sur la prévention des RPS et du burnout, et des retours d’expérience de collaborateurs.

Cette page s’inscrira naturellement dans ce maillage interne : elle fera le lien entre les enjeux de santé mentale, les dispositifs de sport en entreprise, les politiques de QVCT et les contenus dédiés à la prévention des risques psychosociaux. En approchant la santé mentale par le prisme du mouvement, vous donnez aux salariés un point d’entrée concret, rassurant et actionnable. Et vous envoyez un message fort : dans cette entreprise, on ne se contente pas de parler de bien-être, on crée les conditions pour que chacun puisse le vivre, corps et esprit compris.

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FAQ - Sport en entreprise et santé mentale.

    Le sport en entreprise agit à plusieurs niveaux sur la santé mentale. Il diminue le stress et l’anxiété en régulant la production d’hormones (moins de cortisol, plus d’endorphines et de sérotonine), améliore la qualité du sommeil et favorise une meilleure récupération après des journées chargées. Il contribue aussi à renforcer l’estime de soi et le sentiment d’efficacité personnelle, ce qui est essentiel pour prévenir le burnout. Enfin, pratiqué en groupe, il crée du lien social et un sentiment d’appartenance, deux facteurs protecteurs majeurs face aux risques psychosociaux.

    Pour prévenir le burnout, il est pertinent de proposer une palette variée d’activités adaptées aux besoins psychiques des salariés. Les activités douces (yoga, mobilité, renforcement postural, respiration) sont particulièrement efficaces pour réduire le stress et améliorer le sommeil. Les activités d’endurance modérée (marche rapide, course douce, vélo) aident à “vider la tête” et à réguler l’humeur. L’important est de privilégier des formats inclusifs, non culpabilisants, où l’on valorise la régularité et la progression plutôt que la performance, afin que chacun puisse trouver sa place sans pression supplémentaire.

    Pour convaincre une direction, il est utile de parler à la fois humain et business. Côté humain, vous pouvez vous appuyer sur les chiffres de la dégradation de la santé mentale et de la hausse des arrêts pour troubles psychiques, en montrant que l’entreprise ne peut pas rester à l’écart de cet enjeu. Côté business, mettez en avant le coût de l’absentéisme, du turnover et du désengagement, puis montrez comment une politique structurée liant sport en entreprise et santé mentale peut contribuer à réduire ces coûts. Enfin, proposez une démarche progressive, avec des indicateurs de suivi clairs, pour rassurer sur le retour sur investissement.

    Intégrer les télétravailleurs suppose de penser le sport au-delà des murs de l’entreprise. Il est possible de combiner des contenus digitaux (programmes guidés, séances en visio, défis connectés) avec l’accès à des clubs ou salles de sport proches du domicile, afin que les collaborateurs à distance bénéficient des mêmes opportunités que ceux présents sur site. Les pauses actives, les défis de pas ou les séances de respiration en visio sont particulièrement adaptés pour recréer des rituels collectifs à distance. L’essentiel est de préciser dans les accords de télétravail que la prévention de la sédentarité et de la santé mentale concerne aussi les jours travaillés à domicile.

     

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