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Absentéisme au travail : comprendre, mesurer et agir durablement

Category: Pour les entreprises

homme malade

Publication: 2025-09-25

Il y a des chiffres qui en disent long sur l’état d’une organisation. L’absentéisme au travail en fait partie. Il raconte la santé des équipes, l’organisation des flux, la qualité des coopérations, le niveau d’énergie collectif. Dans les lignes qui suivent, on clarifie la notion, on pose des repères chiffrés récents (France, 2023–2024), on explique comment le mesurer, puis on propose un plan d’action concret, soutenable, qui améliore à la fois la santé des personnes et la performance opérationnelle.

Absentéisme au travail : définition opérationnelle et périmètre

L’absentéisme au travail désigne l’ensemble des absences non planifiées des salarié·es sur une période donnée (jour, semaine, mois, année). Entrent habituellement dans le calcul : maladie, accident du travail/de trajet, maladie professionnelle, arrêt maternité/paternité selon les périmètres retenus par l’entreprise (soyez explicites dans votre règle de calcul). On exclut en général les absences planifiées (congés payés, RTT, formation, congés conventionnels anticipés).

Ce qui compte, c’est d’être constant dans la méthode, de documenter les règles d’inclusion/exclusion, et d’en discuter avec les représentants du personnel pour éviter les biais d’interprétation.

Absentéisme au travail : les chiffres récents à connaître

Les baromètres convergent : en France, l’absentéisme est plus haut qu’avant 2020, avec des nuances selon sources et méthodes.

  • WTW (secteur privé) estime le taux 2024 à 5,1 %, en légère hausse par rapport à 2023, avec des arrêts plus longs (durée moyenne ~24 jours) et une part dominante des arrêts maladie (94 %).

  • Mercer annonce un record à 5,8 % en 2024 sur son panel, après 4,8 % en 2023 (post-pic 2022).

  • Malakoff Humanis observe qu’environ 42 % des salarié·es ont eu au moins un arrêt en 2023 et 2024, avec des spécificités par âge et taille d’entreprise (TPE plus exposées).

Tableau – Repères chiffrés (France)

Indicateur

Valeur

Année observée

Source

Taux d’absentéisme (privé, WTW)

4,8 %

2023

Le Monde, synthèse WTW – Le Monde.fr

Taux d’absentéisme (privé, WTW)

5,1 %

2024

WTW – Baromètre 2025

Taux d’absentéisme (panel Mercer)

5,8 %

2024

Mercer – Baromètre 2025

Salarié·es avec ≥ 1 arrêt (MH)

42 %

2023

Malakoff Humanis – Baromètre 2024

Salarié·es avec ≥ 1 arrêt (MH)

~42 %

2024

Malakoff Humanis – Décryptage 2025

À retenir. Les périmètres et méthodologies diffèrent (panneaux d’entreprises, nature des arrêts, horizon sectoriel), d’où l’écart entre 5,1 % et 5,8 %. L’important n’est pas de chasser le chiffre, mais d’identifier vos moteurs d’absences pour agir là où l’effet sera le plus fort.

Absentéisme au travail : causes typiques (et comment les lire)

Les causes ne sont jamais monolithiques. Elles se combinent et varient selon le métier, l’âge, le site, la saisonnalité.

  • Organisation du travail : pics prévisibles mal amortis, interfaces floues, arbitrages qualité/délais incohérents, sous-effectifs structurels.

  • Facteurs de santé : TMS, fatigue, pathologies saisonnières, santé mentale (stress, anxiété, burn-out) en forte progression dans les motifs d’arrêt.

  • Conditions matérielles : ergonomie insuffisante, outillage obsolète, exposition au risque (AT/MP aux durées d’absence 3× plus longues que la maladie).

  • Management et climat : reconnaissance faible, décisions opaques, peu d’autonomie—tous facteurs corrélés à l’absentéisme et au turnover.

Le réflexe gagnant : parler du travail réel avec les équipes, cartographier les irritants et co-designer des micro-expérimentations. C’est là que les taux commencent à bouger.

Absentéisme au travail : comment calculer correctement

Le taux d’absentéisme se calcule souvent à partir des jours (ou heures) d’absence sur la période :

Taux d’absentéisme (%) = (Jours d’absence / Jours théoriques travaillés) × 100

Cette formule est largement utilisée en RH et présentée de manière cohérente par plusieurs références professionnelles.

Points d’attention :

  • Unité (jours vs. heures) : ne mélangez pas les deux.

  • Périmètre : explicitez les absences incluses/exclues.

  • Comparaison : conservez la même règle dans le temps et entre entités ; sinon, vous comparez des choux et des carottes.

Bonnes pratiques : complétez le taux « global » par la part de salarié·es avec ≥ 1 arrêt, la durée moyenne des arrêts et la répartition par motifs (maladie, AT/MP…).

Absentéisme au travail : un plan en 8 semaines pour infléchir la courbe

Passer d’un diagnostic aux effets visibles suppose des gestes simples, réguliers, mesurés. Voici un plan « court » pour une BU, une agence, un atelier.

  1. Nommer un binôme sponsor + terrain (direction/CSE + manager référent). Fixer 2 objectifs réalistes (ex. : −15 % de retouches, −10 % de délai sur le flux critique).

  2. Observer le travail réel (2 à 3 semaines) : flux, pics, reprises, temps d’attente, gestes à risque, causes d’erreur.

  3. Instaurer un espace de discussion hebdo (60 min) : classer les 5 irritants majeurs, choisir 2 actions testables.

  4. Muscler deux rituels : un brief quotidien de 10 min (répartition selon la charge/pics) et une rétro bimensuelle orientée apprentissages.

  5. Alléger la pénibilité : micro-aménagements ergonomiques, ajustements d’outils, pauses actives courtes. (Une solution comme Wellpass facilite l’accès à des activités brèves et variées, intégrables aux plannings d’équipe.)

  6. Prévenir les pics : renfort ponctuel, polyvalence choisie, créneaux « silencieux » pour solder les dossiers complexes.

  7. Suivre 3 indicateurs par semaine : qualité (retouches), délais (lead-time/tickets clos), irritants résiduels.

  8. Capitaliser et étendre : documenter ce qui marche (mini-standard), reconnaître les équipes, étendre au périmètre adjacent.

Ce plan n’alourdit pas l’organisation : il remplace des temps peu utiles par des rituels qui augmentent la maîtrise. Couplé à un programme de mouvement accessible (via Wellpass), il aide à réduire fatigue et TMS, moteurs silencieux d’absences.

Où agir en priorité : trois leviers qui font baisser les arrêts

  • Temps : meilleure cadence, gestion active des pics (prévision/renfort), plages de focus protégées.

  • Coordination : clarifier le « qui fait quoi », homogénéiser les passages de relais, installer un brief/debrief court mais utile.

  • Geste : réduire la pénibilité (ergonomie, manutention), fiabiliser l’outillage, traiter les irritants techniques qui créent de la reprise.

Ces leviers s’intègrent naturellement au DUERP et aux négociations QVCT, pour ancrer la prévention dans l’organisation du travail.

Mesure, transparence et reconnaissance : le trio qui change tout

La mesure donne du cap, la transparence installe la confiance, la reconnaissance libère l’énergie. En pratique :

  • Communiquez chaque mois un tableau de bord lisible (taux, durée moyenne, part de salarié·es arrêtés, motifs majeurs).

  • Racontez une amélioration et son effet (avant/après) à chaque rétro.

  • Reconnaissez publiquement les équipes qui ont fait évoluer un rituel (promotion, prime, mention), signe culturel fort pour stabiliser la dynamique.

Absentéisme au travail : points de vigilance selon les contextes

  • TPE/PME : plus exposées quand le télétravail est peu possible (commerce, restauration, terrain). Adaptez les rituels à la réalité de service (débrief de fin de poste, ajustements fins des plannings).

  • Métiers physiques : prioriser ergonomie, formation aux gestes, rotation des tâches, suivi rapproché des AT/MP (durées d’absence plus longues).

  • Populations jeunes : santé mentale et précarité perçue pèsent plus ; créez des espaces d’expression et de prévention ciblés.

  • Hybride/bureau : clarifier les règles d’articulation (synchro/asynchro), formaliser les temps de focus et les rendez-vous d’équipe utiles.

Ce que coûte l’absentéisme… et ce que rapporte une dynamique vertueuse

Au-delà du salaire chargé et du remplacement, l’absentéisme génère des coûts cachés : replanification, retouches, délais, surcharge pour les présents, risque d’accident accru. À l’inverse, une dynamique de prévention primaire (organisation + ergonomie + énergie) crée des gains durables : moins d’aléas, meilleure qualité, meilleure expérience client—et une attractivité renforcée.

Un dernier mot

Réduire l’absentéisme au travail ne tient pas d’un « programme » plaqué, mais d’une suite de gestes qui rendent le travail plus maîtrisable. Parler du travail réel, mesurer peu mais bien, reconnaître ce qui progresse : voilà les ressorts d’une performance durable. Le mouvement (au sens propre et figuré) en est le fil rouge : des équipes qui bougent, respirent, coopèrent mieux s’absentent moins.

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FAQ - Absentéisme au travail

    Ils mêlent facteurs organisationnels (pics mal gérés, interfaces floues, sous-effectifs), de santé (TMS, fatigue, santé mentale en hausse), matériels (ergonomie, outillage) et managériaux (faible reconnaissance, décisions opaques). Les arrêts « maladie » pèsent la majorité des absences déclarées, avec des durées en hausse en 2024.

    La formule usuelle : (jours d’absence ÷ jours théoriques travaillés) × 100. Restez constants dans le périmètre (types d’absences incluses) et l’unité (jours ou heures), et complétez par la durée moyenne des arrêts et la part de salarié·es ayant au moins un arrêt.

    Il n’y a pas de norme universelle : les repères 2024 varient de 5,1 % (WTW, privé) à 5,8 % (Mercer, panel) selon méthode et périmètre. L’objectif pertinent est de réduire votre propre taux sur un périmètre prioritaire, en traitant les moteurs identifiés.

    Celles qui allègent la charge réelle : meilleure gestion des pics, rituels brief/debrief et rétro pour résoudre les irritants, ergonomie et outillage fiabilisés, pauses actives intégrées (via un dispositif type Wellpass pour faciliter l’accès et l’adhésion), et reconnaissance visible des comportements protecteurs de la qualité et de la sécurité. Les gains se lisent dans la qualité, les délais et les arrêts évités.

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